Stéphanie Boré-Colonna, chant

Après avoir tâté du piano, de la danse, de la guitare et de la flûte à bec, Stéphanie Boré se consacre aujourd’hui essentiellement au chant, art dans lequel elle se perfectionne en suivant les précieux enseignements de Lionel Sarrazin ; sa tessiture de contralto la conduit naturellement à aborder des rôles tels Erda dans l’Or du Rhin (Wagner), Arsace dans Semiramide (Rossini) ou Geneviève dans Pelléas et Mélisande (Debussy), sans négliger le répertoire ancien, et notamment la musique italienne baroque et pré-baroque, sous la houlette d’Anna Daniela Sestito, ou encore le répertoire irlando-breton avec ses fringantes consœurs instrumentistes des Mermaids.

Sa polyvalence la pousse à la fois vers les scènes lyriques, que ce soit en tournée, avec la compagnie Art.Com, ou à l’Opéra de Saint-Étienne, où elle aborde un répertoire riche et varié d’opéra et d’opérette, et au théâtre : quatre années durant, au sein de la compagnie Influenscènes sous la houlette de Jean-Luc Paliès, elle se produit dans la pièce Vienne 1913 d’Alain Didier-Weill, jouant alternativement le rôle d’une chanteuse-flûtiste improvisatrice et celui d’une présentatrice fantasque et protéiforme.

Mêlant à loisir classique et jazz, elle chante aussi les œuvres de Pierre-Gérard Verny au sein de l’ensemble Edelvoice… ce qui ne l’empêche guère de chanter des mélodies de Schubert au Centre Pompidou, dans le cadre de l’installation Sonic Blossom issue de la merveilleuse imagination de l’artiste coréen Lee Mingwei.

Côté jeune public, l’association Mandarine l’engage régulièrement pour participer à plusieurs de ses spectacles, dont le Quatuor Mandarine, florilège de facéties, jeux et devinettes vocales, et Tintinnabulle, où elle incarne une fée-chanteuse transformant crèches et écoles en autant d’univers magiques et mystérieux d’où surgissent bien des surprises sonores et biscornues… Elle a également créé le Long Voyage du Pingouin vers la jungle, texte de Jean-Gabriel Nordmann mis en scène et en musique par André Roche et son Arsenal d’Apparitions ; une compagnie avec laquelle elle célèbre par ailleurs la mémoire de Pier Paolo Pasolini en donnant à entendre, chantée, dans Pasolini Musica, la parole visionnaire et ultrasensible de ce grand auteur italien, moins réalisateur que poète…

Clémence Grégoire, flûte à bec et traverso 

Née à Paris en 1983, Clémence Grégoire se passionne très tôt pour la flûte à bec et la musique ancienne avec Jean-Claude Veilhan. Elle poursuit ses études aux Conservatoires d'Aubervilliers-La Courneuve, Versailles et Paris, avec Françoise Defours, Pierre Boragno et Hélène d'Yvoire.En 2006, au Conservatoire Royal de Bruxelles, elle obtient le Diplôme Supérieur avec grande distinction en flûte à bec, traverso et psychopédagogie dans les classes de Frédéric de Roos et Jan de Winne. Titulaire d'un Master de musicologie de l'université Paris-Sorbonne sur la Renaissance anglaise, elle publie plusieurs ouvrages et articles dont un sur l'iconographie de la flûte au 18e siècle. Entre 2001 et 2014, elle a dirigé l'ensemble "Le Caprice Baroque" qui s’est produit dans plusieurs festivals de musique ancienne en Europe, et a enregistré un disque d'airs et cantates de J.S. Bach et G.F. Haendel. Au sein du trio de jazz "Des Ayres" (traverso, guitare, percussion), elle a repoussé les limites du traverso, confrontant l’improvisation baroque à celle du jazz et donnant à cet instrument dit "ancien" un véritable second souffle de modernité. "Des Ayres" est lauréat du concours "Jazz Combos" de Lille, du tremplin jazz du Sunset à Paris, et du concours IAE de Tours.
Clémence Grégoire est co-fondatrice et responsable en communication d’Alba Novella, ensemble franco-belge spécialisé dans le répertoire pour flûtes à bec, lauréat du 2e prix du concours Dolmetsch du Mans. En 2018, elle a enregistré son premier disque solo : "Daphné au comptoir", consacré à la musique contemporaine.
Elle est actuellement professeur de flûte à bec, traverso et musique de chambre à l’EMM de Croissy-sur-Seine (78).

Céline Martel, violon

 

 

Après avoir commencé par étudier le piano, puis le violon dans les conservatoires de Besançon et Lyon, et obtenu sa licence en musicologie à l’Université de Lyon, Céline Martel découvre le répertoire ancien à l’issue d’un stage avec Chiara Banchini en 2002 et décide alors de se spécialiser dans la pratique du violon baroque dans la classe de Patrick Bismuth au CNR de Paris ou elle obtient son prix en 2007. Parallèlement, elle a suivi des formations professionnelles sous la direction de chefs tels que Christophe Rousset, Gérard Lesnes, Jean Tubéry ou Martin Gester. Depuis, elle a eu l’occasion de se produire entre autres avec des ensembles tels que ​Le Concert Spirituel (H. Niquet), ​La Tempesta (P. Bismuth), ​La Simphonie du Marais (H. Reyne), les ​Cris de Paris (G. Jourdain), ​La Chapelle Rhénane (Benoît Haller), ​Opera Fuoco (D. Stern) et travaille actuellement principalement avec ​Le Concert d’Astrée​ (E. Haïm).

Caroline Lieby, harpe

C'est dans la classe de Fabrice Pierre que Caroline Lieby obtient son prix de harpe au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon en juin 2008. Sa carrière de soliste lui permet d'aborder peu à peu l'ensemble du répertoire avec orchestre et est régulièrement invitée à jouer en soliste (les Danses de Debussy avec l'Orchestre de Lutetia, Le concerto pour flûte et harpe de Mozart et le concerto de Boieldieu avec l'Orchestre du Conservatoire Royal de Jordanie), ou au sein d'autres formations en tant que tuttiste (Orchestre des Lauréats du Conservatoire, La Chambre Philharmonique, l'Académie de musique de Paris, Orchestre Divertimento, l’Orchestre de Lutetia … ). Domaine qu’elle affectionne particulièrement, la musique de chambre avec ses multiples possibilités, lui donnera le complément indispensable à son parcours d'interprète : duo avec flûte ou violon, duo avec voix (mezzo soprano ou soprano), trio. Elle joue également accompagnée d’un quatuor à cordes.

Désireuse de connaître l’étendue de la harpe dans le temps et pour son répertoire, Caroline se forme en parallèle au répertoire de la harpe ancienne et à la pratique de la basse continue auprès de Nanja Breedjik au CRR de Versailles. Elle joue dès lors régulièrement dans des ensembles en tant que continuiste dans diverses productions d’opéra du CRR de Paris (Le retour d’Ulysse de Monteverdi, La Calisto de Cavalli), l’Ensemble Lacartae, La Carambole, dans des programmes plus intimistes voix et harpe, et lors des concerts des chapelles musicales à Versailles sous la direction d’Olivier Schneebeli avec le Centre de Musique Baroque de Versailles.

© 2019 The Mermaids

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